CANNES 2017 : A Prayer Before Dawn

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Jean-Stéphane Sauvaire adapte l’histoire vraie de Billy Moore, junkie anglais arrêté et emprisonné en Thaïlande pour possession de drogue, qui trouvera son seul salut dans son apprentissage de la boxe thaï. L’univers carcéral profitant bien souvent à des œuvres cinématographiques débordantes de colère et de violence, il eût été difficile d’en attendre moins de la part du réalisateur de Johnny Mad Dog. Joe Cole, que l’on connaît grâce à Peaky Blinders et Green Room, fait face à un casting presque intégralement composé d’acteurs non professionnels dans ce nouveau film choc.

La mise en scène coup de poing, brutale et sans concessions de A Prayer Before Dawn n’arrive malheureusement pas à être rejointe par l’éclat de son sujet. Le réalisateur fait un film complètement subjectif qui ne s’intéresse qu’au personnage de Billy Moore, et oublie par là même que l’essence des grands films sur la prison, de Scum à Midnight Express en passant par Les poings contre les murs, ne réside pas que dans la richesse de ses protagonistes, mais aussi l’importance que donne à ceux-ci la mise en scène de l’univers carcéral, ici relégué au rang de décor. A de rares exceptions seulement, cette nouvelle proposition de cinéma du réel, où les lignes entre fiction et réalité sont brouillées, où la caméra est portée à l’épaule et filme en plans séquences, n’arrive qu’avec peine à être transcendée par ce qu’elle raconte.

Valentin Maniglia

Valentin M.
Valentin M. Cinéphage, étudiant en cinéma et grand passionné de James Bond, du cinéma populaire, bis et gore européen, et de comédies musicales et romantiques mièvres.

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