REVIEW : Catch me Daddy


catch me daddy

Sortie en salles le 7 octobre 2015

Film allègrement viscéral, Catch Me Daddy est une expérience cinématographique à déconseiller aux personnes qui vont au cinéma pour se détendre et s’évader. Récit virulent et instinctif d’une fuite (celle d’une jeune anglaise d’origine pakistanaise qui tente de s’émanciper) et d’une poursuite (celle fomentée par son père dominateur), interprété essentiellement par des acteurs non professionnels qui s’exposent admirablement aux brutalités physiques et psychiques du projet,  présenté à la Quinzaine des Réalisateurs cette année où il avait tout à fait trouvé sa place, ce long-métrage britannique des frères Wolfe fascine et dérange. D’une beauté formelle indéniable, Catch me daddy , « un western moderne » selon ses géniteurs, interpelle par son désancrage fort bien dosé qui permet que soit traitée avec doigté une problématique familiale/sentimentale aux pendants sociaux et ethniques délicats.

La séquence finale du « chum-chum » est particulièrement pénible, c’est-à-dire nerveusement éprouvante et nous nous rendons compte que les abruptes 95 minutes qui ont précédé avaient déjà bien entamé le travail d’inconfort et d’étourdissement. Une « montée » aux enfers plutôt bien orchestrée donc si l’on décide de fermer les yeux sur les petits détours ennuyeux et les quelques maladresses narratives.

Charlotte Wensierski

Charlotte W.
Charlotte est la créatrice du site et sa rédactrice en chef. Doctorante en cinéma et civilisation américaine, elle s’intéresse particulièrement à l’esthétique et aux modes de production, de distribution et de réception du cinéma américain indie de la Génération X http://idea-udl.org/members/wensierski/

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