Saison 1 : The Five, un gâchis in the UK

The Five - casting

Des débuts prometteurs, un suspens qui va crescendo… Puis une enquête qui prend brutalement l’eau.
The Five, seule et unique saison : résumé graphique d’une déception.

Un pitch alléchant (l’ADN d’un petit garçon disparu à l’âge de cinq ans et depuis vingt piges est retrouvé sur une scène de crime), un premier épisode intrigant et des a priori positifs en matière de séries british ; il ne m’en a pas fallu beaucoup plus pour me dire  « Cool, The Five, c’est un peu comme Broadchurch ». Sauf qu’après le visionnage des trois épisodes suivants, il en fut malheureusement tout autrement…

The Five - graphique n° 1

Voilà donc le décor planté et encore six longs épisodes (sur dix) à tirer… Soit une bonne grosse moitié de saison brouillonne, caricaturale et qui réussit l’exploit d’être tout à la fois ridiculement téléphonée et pourtant incroyablement tirée par les cheveux. Monsieur Harlan Coben, créateur de la chose, fut auparavant auteur de thrillers à succès. Je ne sais pas s’il faut réellement féliciter son conseiller Pôle Emploi pour ce changement de carrière soudain qui, personnellement, me semble bien mal avisé…

The Five - graphique n° 2

Hélas, la comparaison avec les aventures fantasques et fantasmées aux forts relents de naphtaline de Claudine, Michel, François et Annie (pour la VF) ne se limite pas au clin d’œil affectueux. Ici aussi, tout le monde enquête à tord et à travers (heureusement qu’il y en a un qui est flic dans le tas, sinon, je vous raconte pas le bordel), les personnages font des bourdes aussi grosses que les ficelles qui sous-tendent l’action, ça dégouline de bons sentiments et, évidement, enfin, tout est bien qui finit bien. Le Club des cinq, quoi. Ou, pour être plus précis, le bâtard né de ses amours interdites avec le soap opera. Formellement, d’abord : comme me l’a fait remarquer un éminent sitcomologue de mon entourage proche, la succession des scènes suit toujours le même pattern et en l’occurrence, deux scènes de suite avec le même personnage. Scénaristiquement, ensuite : une telle audace dans l’écriture, ça en devient presque fascinant…

The Five - graphique n° 3

Une note moyenne décevante, des artifices éculés, des incohérences à la pelle, un scénario à s’auto-étrangler avec son fil d’Ariane…
Bref, en conclusion : faut-il regarder The Five ?
Eh ben… Ça dépend…

The Five - graphique n° 4

Jennie Zakrzewski

Rédactrice, conseillère éditoriale, photographe et méchant flic du label Specific. Blogs : http://thisisthemodernworld.tumblr.com + http://jennie-artwork.tumblr.com

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