TOP/FLOP : Top 20/14 Flops


Tel le marronnier qui, invariablement, revient tous les ans porter ses fruits qui garnissent dindes et bûches de Noël, le classement des meilleurs produits culturels s’invite sans cesse pour les fêtes de fin d’année de la blogosphère mondiale.
Pour ma part, j’ai préféré attendre la période de détox et choisi de revenir en détail sur cette première année cinématographique au sein de la rédaction du Bloggers Cinema Club.
Afin d’éviter toutes les crispations inhérentes à ces classements où chacun pense détenir la vérité, il m’apparaît important de préciser que la liste ci-dessous n’engage que moi et reflète une impression générale sur l’année cinématographique et télévisuelle passée. Beaucoup de films ou séries n’y figurent pas pour la simple raison que je ne les ai pas vus
(Party GirlBoyhood, Utopia, Les poings contre les murs, The Knick, ’71, The Affair, Le vent se lève, Penny Dreadful, Her, The Leftovers, Sils Maria, The Americans, Only Lovers Left Alive, White God, Night Call, Légendes vivantes, Winter Sleep, White Bird, Enemy etc…). J’ai, en revanche, décidé de n’y inclure ni Interstellar et Gone Girl, qui m’ont laissé une impression mitigée.
D’autre part, j’ai choisi d’alterner des films et séries, ce qui peut expliquer que certains se trouvent en fin de liste. La note qui accompagne chacun n’est pas une critique, mais une simple appréciation, rédigée avec amour ou humour.
Enfin, concernant les 14 flops, il s’agit plutôt de déceptions que de mauvaises réalisations (sauf pour certains, définitivement mauvais), et le ton employé pour commenter chacun d’entre eux est volontairement ironique.

Fargo, Mommy, Transformers 4 l'âge de l'extinction, Real Humans

TOP 20

  1. Fargo, saison 1
    Une adaptation télévisuelle qui n’a rien à envier au chef d’œuvre des frères Coen. De la mise en scène aux acteurs, en passant par la musique, tout y est d’une efficacité redoutable, et justifie, à mon sens, que le meilleur produit audiovisuel de l’année ait été réalisé pour la TV.
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  2. Mommy, de Xavier Dolan
    Outre la remarquable performance du trio d’acteurs, on retiendra surtout la densité de la palette d’émotions par laquelle ce très jeune réalisateur nous fait passer pendant plus de deux heures.
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  3. The Walking Dead, saison 4 et saison 5
    Les séries qui s’améliorent en vieillissant sont rares, mais les aventures de ces survivants ne cessent de surprendre au gré des ans. Les séquences d’introduction et de conclusion de la 5ème saison sont à ce titre parmi les plus traumatisantes de l’année.
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  4. Les combattants, de Thomas Cailley
    Indéniablement, la plus belle surprise du cinéma français. Un premier film d’une maîtrise insolente, porté par une Adèle Haenel irradiante et qui offre de vrais moments de comédie comme on ne pensait plus en voir en Hexagone.
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  5. True Detective, saison 1
    A l’instar de Fargo, cette mini-série abolit les frontières entre Cinéma et TV : acteurs brillants et mise en scène léchée, à l’image de ce fabuleux plan-séquence de l’épisode 4. Et surtout son format engendre le même plaisir que la lecture d’un polar, contrairement à un film, bien plus frustrant.
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    Fargo, Mommy, The Walking Dead, Les combattants, True Detective
  6. Horns, de Alexandre Aja
    Dénigré par les fidèles lecteurs du roman de Joe Hill (fils de Stephen King) et les critiques en général, cette adaptation cinématographique est pourtant un très honnête film fantastique, qui me réconcilie un peu avec Alexandre Aja, et confirme le talent de Daniel Radcliffe.
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  7. Hannibal, saison 2
    Confirmation sans équivoque des qualités de cette série anxiogène au possible. L’univers poisseux et terrifiant de Thomas Harris est admirablement dépeint, et les interprétations de Mads Mikkelsen et Hugh Dancy toujours aussi puissantes.
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  8. Under The Skin, de Jonathan Glazer
    Malgré ses défauts, notamment dans le rythme, ce « film » est celui qui m’aura le plus marqué cette année, et restera gravé dans ma mémoire pour longtemps (un gage de qualité). Une œuvre hybride audacieuse et brillante qui offre mille interprétations et interrogations.
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  9. Broadchurch, saison 1
    Cette mini-série anglaise de qualité, diffusée en prime time sur France 2 (exploit), présente le laborieux travail d’investigation de deux policiers atypiques (mention spéciale à Olivia Colman) sur une affaire sensible, qui n’est pas sans rappeler The Killing (en moins bien quand même).
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  10. Edge of Tomorrow, de Doug Liman
    Excellente surprise, ce blockbuster de science-fiction confirme le talent de Tom Cruise à briller dans ce genre cinématographique (Minority Report, La guerre des mondes, Oblivion) et la maîtrise de Doug Liman à ne laisser aucun répit à l’action.
    Groundhog D-Day!
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    Horns, Hannibal, Under The Skin, Broadchurch, Edge of Tomorrow

  11. The Strain, saison 1
    Très attendue, cette série adaptée des romans vampiriques de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan a tenu ses promesses en proposant une correcte production horrifique, aux effets spéciaux réussis.
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  12. X-Men: Days of Future Past, de Bryan Singer
    Si le précédent opus de Matthew Vaughn avait impressionné en relançant la saga sur une piste intéressante, celle de l’uchronie, le retour aux commandes du Patron enfonce le clou, en proposant une œuvre audacieuse et grandiose. Un script solide et une mise en scène à la hauteur du talent de Bryan Singer, qui signe la plus belle séquence de l’année, celle de Quicksilver dans les cuisines du Pentagone.
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  13. Engrenages, saison 5
    La meilleure série française sait se faire désirer, en ne proposant qu’une saison tous les 2 ans. Mais le résultat est au rendez-vous, avec son écriture de scripts toujours impeccable (hello, Braquo…) et surtout une caractérisation des personnages soignée et inattendue dans cette saison 5, marquée par un bouleversement à mi-saison.
  14. La Planète des singes: l’affrontement, de Matt Reeves
    Le reboot de cette saga, commencé avec un solide premier épisode de Rupert Wyatt, affirme encore un peu plus ici cette parfaite symbiose entre scénario intelligent, personnages touffus et effets numériques employés à des fins narratives (hello, Transformers…).
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  15. Game of Thrones, saison 4
    Difficile de ne pas se laisser encore charmer par cette épopée hors-normes, passionnante en tous points, et qui cache sous ses airs d’heroic fantasy une fabuleuse série politique. Seulement dotée de 10 épisodes, elle se permet même le luxe d’en consacrer un complet à une seule bataille de légende.
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    The Strain, X-Men Days of Future Past, Engrenages, La Planète des singes l'affrontement, Games of Thrones
  16. Massacre à la tronçonneuse, de Tobe Hooper (reprise)
    En 2006, pour Halloween, le cinéma Palace de Metz lançait « Les Jeudis de l’Angoisse« , avec pour principe de proposer chaque mois un double programme de films de genre (horreur/gore/fantastique/bis etc…), dans une ambiance décontractée et conviviale. Je me suis donc rendu religieusement, un jeudi par mois pendant deux trop courtes saisons, à ces rendez-vous incontournables pour tout amateur de frissons et de rigolade.
    Le hasard veut que Mortuary de Tobe Hooper ait été diffusé lors de la soirée inaugurale, puis qu’exactement 8 ans plus tard ce soit le chef d’œuvre de ce même réalisateur, The Texas Chain Saw Massacre (1974), qui ouvre la première soirée Bloggers Horror Club au cinéma Palace. C’est ainsi avec un plaisir non dissimulé que j’ai pu participer à cette aventure, et me réconcilier avec ce film, dont la 1ère vison en VHS dans mon adolescence m’avait laissé un  sacré sentiment de frustration.
    Présenté dans une version restaurée pour les 40 ans du film, le film de Tobe Hooper est pourtant une leçon magistrale de Cinéma, distillant son ambiance malsaine et poisseuse avec intelligence et brio. Quatre décennies après, le film demeure bien au-dessus du lot de toutes les productions horrifiques qui ont tenté de l’imiter.
  17. Orange is the New Black, saison 2
    Si on nous a vendu l’arrivée de Netflix en France avec comme produit d’appel la série House of Cards, c’est pourtant sa petite soeur OITNB qui a finalement conquis le cœur du public. Et avec raison, tant cette série comique sur l’univers carcéral féminin est addictive. Foncièrement drôle, dynamitant au passage toute l’imagerie fantasmagorique post-Oz, cette série nous régale par sa galerie de personnages et de situations loufoques.
    Dommage cependant que Alex Vause (Laura Prepon) et l’officier « Pornstache » Mendez, l’un des personnages les plus exécrables (mais attachant) de la TV, soient les grands absents de cette saison.
  18. Dragons 2, de Dean DeBlois
    Le Roi Pixar est mort, Vive le Roi Dreamworks!
    Derrière cette provocation se cache un petit sentiment de déception face aux dernières productions Pixar qui peinent à proposer des films aussi ambitieux et passionnants qu’à leurs brillants débuts. Ainsi, c’est vers ce deuxième opus d’How to Train Your Dragon que mon cœur s’est porté cette année, palpitant au rythme des vols de dragons sublimes.
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  19. Ainsi soient-ils, saison 2
    Cette production française foncièrement originale propose une seconde saison encore plus passionnante que la première. Plus politique qu’elle n’y paraît, on parle ici de la Crise sous toutes ses formes: financière, d’identité, de la foi et de l’Eglise en général.
    Le séminaire où se déroule l’action tombe en ruines (le générique prend ainsi tout son sens), et fait l’objet de manœuvres politiques et financières peu louables. La mondialisation n’épargne personne.
  20. Rectify, saison 1
    Diffusée sur ARTE, juste après Ainsi Soient-ils, cette série américaine de Sundance TV (2013) aborde également un sujet peu traité : l’après-incarcération. Condamné à la peine de mort à la sortie de l’adolescence, un détenu est subitement libéré 20 ans plus tard, à la faveur d’un nouveau test ADN.
    S’attachant à dépeindre avec détail ce « choc de la désincarcération« , la série se concentre sur la personnalité trouble de l’ex-détenu Daniel Holden et sur sa très difficile réacclimatation à son milieu d’origine, une petite bourgade de la Géorgie, pas vraiment prête à l’accueillir à bras ouverts. Intelligent et passionnant.

    Massacre à la tronçonneuse, Orange is the New Black, Dragons 2, Ainsi soient-ils, Rectify

14 FLOPS

  1. Transformers 4 : l’âge de l’extinction, de Michael Bay
    Le degré zéro du cinéma.
    Et ça dure 2h40.
  2. Real Humans, saison 2
    La plus grosse déception de l’année. Comment a-t-on fait pour passer de l’excellente 1ère saison à ce soap inintéressant au possible? J’ai décroché trop vite pour juger la saison entière.
  3. Lucy, de Luc Besson
    Luc Besson aime bien appeler ses films par des prénoms. Avec ceux de 4 lettres commençant par L, il peut réaliser de très bonnes choses, comme Léon, mais aussi de très mauvaises comme ce Lucy (le féminin de Luc, tiens). Le scénario est indiscutablement le truc le plus con qu’on ait écrit depuis des lustres.
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  4. Under the Dome, saison 2
    Je ne comprends pas Stephen King. Il déteste l’immense adaptation de son livre Shining par Stanley Kubrick au titre qu’elle ne respecte pas l’univers de son roman, mais il soutient pourtant cette pitoyable adaptation télévisée de son chef d’œuvre Dôme…
    La série dénature absolument tout le contenu du livre, qui parle de la montée du fascisme dans des circonstances exceptionnelles, en proposant un pseudo-Lost de bas étage, aux personnages caricaturaux, fades et ennuyeux. Le pire étant Big Jim Rennie, un enculé de première dans le livre, un putain de vrai monstre politique comme on en voit rarement, et on en fait un sympathique couillon sous les traits de Dean Norris qui a sacrément raté son après Breaking Bad en choisissant ce gros nanar TV.
  5. Hunger Games: La révolte – 1ère partie, de Francis Lawrence
    Irritation suprême face à ce très ennuyeux attrape-couillons.
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  6. Extant, saison 1
    Beaucoup de mal à accrocher à cette série de S-F, malgré la présence d’Halle Berry. Un rythme trop lent et une intrigue pas passionnante m’ont achevé en quelques épisodes.
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  7. Godzilla, de Gareth Edwards
    Mais quelle frustration face à ce film, qui aurait pu être un vrai bijou.
    Pourquoi annoncer dans la bande-annonce (la plus excitante, qui plus est) la présence d’un acteur aussi populaire que Bryan Cranston, et tuer son personnage dans les toutes premières du film?
    Puis, pourquoi centrer tout le reste du film sur son fils, auquel on n’arrive pas à s’attacher, qui plus est interprété par un acteur qui on botterait bien le cul pour qu’il nous sorte un jeu un peu plus expressif ?
    Le script est catastrophique, les enjeux dramatiques à côté de la plaque, ce qui plombe l’ensemble, pourtant visuellement magnifique.
    Lire la review du filmTransformers 4 l'âge de l'extinction, Real Humans, Lucy, Under the Dome, Hunger Games 3, Extant, Godzilla
  8. Helix, saison 1
    La règle qui confirme qu’il faut se méfier des bandes-annonces trop excitantes.
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  9. L’Etrange couleur des larmes de ton corps, de Bruno Forzani et Hélène Cattet
    Si la découverte de leur premier long-métrage fut un vrai choc stylistique, leur maniérisme ne fonctionne plus aussi bien ici. La redondance de leur style cinématographique, couplé à un scénario bien trop cryptique m’ont finalement plutôt ennuyé.
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  10. Agents of S.H.I.E.L.D., saison 1
    N’étant déjà pas fan au départ du film Avengers, il faut avouer que les premières péripéties de cette équipe ne m’ont pas transcendé. De plus, le manque de moyens financiers sur un projet télévisuel aussi ambitieux se fait vite ressentir et frise parfois le kitsch, annonçant déjà une série ringarde d’ici quelques années.
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  11. The Rover, de David Michôd
    Que ce film dans l’outback australien est lent et chiant… Et je n’ose même pas vous raconter ce qui pousse Guy Pearce à vouloir récupérer sa Rover pendant 1h40, tellement c’est risible.
    Vivement Mad Max Fury Road !
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  12. Bates Motel, saison 1
    S’inspirer d’un chef d’œuvre du Cinéma, et créer un reboot autour des lieux et des personnages peut produire le meilleur (Fargo et Hannibal cités en début d’article), mais aussi des petits ratages comme sur cette relecture moderne du Psycho d’Alfred Hitchcock.
    Pourtant la série n’est pas foncièrement mauvaise et les acteurs sont doués (en particulier l’excellente Vera Farmiga qui vole la vedette à Freddie Highmore), mais les délires des scénaristes et les invraisemblances permanentes rendent cette série malheureusement ridicule : par exemple, quand le grand frère (sic) de Norman Bates surveille des kilomètres carrés de champs de marijuana (dans une région, l’Oregon, où l’on aperçoit des monts enneigés d’ailleurs…), on appelle cela dans le jargon télévisuel « jumping the Shark« .
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  13. Non-stop, de Jaume Collet-Serra
    C’est parce qu’il est irlandais qu’on ne refile que des rôles de flics alcooliques à Liam Neeson?
    Blague à part, si ce film figure ici, c’est face à la déception procurée par le talent gâché de Jaume Collet-Serra en passant du thriller d’horreur à celui d’action.
    La maison de cire était une bonne surprise et Esther est, à mon sens, un des tous meilleurs films de ces dernières années. J’attendais donc beaucoup de ce film, mais ce fut vain.
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  14. The Amazing Spider-Man 2, de Marc Webb
    Bon, Emma Stone et Andrew Garfield sont fort sympathiques, l’action et les effets spéciaux sont au rendez-vous, mais bordel qu’est-ce que c’est que ces deux super-vilains en carton?
    D’un côté, nous avons un génie qui a inventé un système révolutionnaire qui fournit tout New-York en électricité, mais qui est agent d’entretien dans la boîte qui encaisse le pognon (WTF?) Il tombe dans un bocal d’anguilles, et souffrant d’un léger problème de susceptibilité, décide de détruire la ville.
    De l’autre, le grand gagnant du terroriste aux revendications les plus ridicules qu’il soit : mécontent que son meilleur copain lui ai refusé une transfusion sanguine, un petit con milliardaire décide aussi de tuer tout le monde…
    Super-Bouffon qu’il s’appelait dans la traduction française des bandes dessinées, il me semble.Helix, L'Etrange couleur des larmes de ton corps, Agents of S.H.I.E.L.D., The Rover, Bates Motel, Non-stop, The Amazing Spider-Man 2

Aurélien ZANN

Aurélien Zann
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